Bouffer du code

Par défaut

Le code avant tout. Il prend de plus en plus d’importance dans le journalisme moderne, si l’on en croit les professionnels, surtout les plus jeunes. Le Guardian va même jusqu’à dire que le code doit être enseigné aux enfants.

Car jusque là, ce monde encore obscur avait surgi devant moi avec The Social Network (où le seul régime alimentaire consistait à bouffer du code) et le site Hacker Typer. Il suffisait d’écrire un long charabia sur son clavier pour que le site le transforme en magnifique « blocks = (gidsetsize + NGROUPS_PER_BLOCK – 1)… ». De quoi satisfaire l’égo du néophyte. Jusqu’au moment où un professeur, puis deux, puis trois, vous expliquent que coder nous permettra de mieux gérer un site et de le personnaliser. Enfin l’on va pouvoir explorer ce que cache Internet qui, depuis plusieurs années, occupe plusieurs heures dans une journée.

On commence simple, on entre des <html></html> <title></title>. On tente même des <a href= »link »LINK<a/> pour impressionner les autres. Plus amusant, prendre le code source de la Une du site du Monde et en modifier le titre :

Aucune utilité si ce n’est une satisfaction personnelle assez forte. Mon voisin réussi même l’exploit de changer l’arrière plan de son .html fraîchement créé. Pas le temps de jubiler, le détail du codage d’un page web classique donne le vertige :

je connais le mot "document"

Face à l’inconnu, et au désarroi des professeurs, on nous oriente vers le site (en anglais) codeacademy.com. Très pédagogique, ce site pour « noob » permet, étape par étape, de découvrir le monde du code. Et plus particulièrement avec Javascript, qui n’est pas seulement cette agaçante mise à jour récurrente sur votre ordinateur. Premier exercice, rentrer son prénom et demander à l’ordinateur de calculer le nombre de lettres. « vincent ».length, trop facile, le site va même jusqu’à vous féliciter. Vous êtes un winner :

Par chance, mes souvenirs de bac scientifique m’ont permis de calculer de tête 3 + 4 sans trop de difficultés et sans faire appel à la machine. Les soucis arrivent avec les étapes suivantes. La Code Academy me demande d’utiliser le console.log. C’est le drame, l’ordinateur n’a qu’un mot à la bouche : ERROR, ERROR, ERROR.

Le peu de fierté qui me reste met sur le dos du site des bugs imaginaires pour ne pas avouer ma médiocrité à résoudre ces problèmes pourtant élémentaires. Je préfère laisser de côté ce site, pourtant prometteur, pour le moment. Et ce qui au début n’était qu’une blague pour relativiser ma nullité dans le domaine apparaît aujourd’hui comme une triste évidence. Demain expédition à la FNAC :

 

Publicités

Laisser un commentaire

Entrez vos coordonnées ci-dessous ou cliquez sur une icône pour vous connecter:

Logo WordPress.com

Vous commentez à l'aide de votre compte WordPress.com. Déconnexion / Changer )

Image Twitter

Vous commentez à l'aide de votre compte Twitter. Déconnexion / Changer )

Photo Facebook

Vous commentez à l'aide de votre compte Facebook. Déconnexion / Changer )

Photo Google+

Vous commentez à l'aide de votre compte Google+. Déconnexion / Changer )

Connexion à %s